CADEAUX !

 La Pâte à son !

 

Mercredi 11 avril 2007

Ce conte finlandais nous immerge dans l’imaginaire nordique : troll, paysage enneigés, la mer, et un humour un peu absurde. Son auteur est peu connu en France, alors qu’il est l’équivalent d’un Andersen, tous les petits finlandais sont depuis longtemps bercés par ses œuvres. A noter, que c’est la seule publication disponible en France en ce moment !

Un marchand veut, pour montrer l’étendu de sa richesse, couvrir une montagne d’or. Pour cela, il demande l’aide d’un troll, qui lui propose de construire le plus gigantesque navire jamais vu et de partir à l’autre bout de la terre pour rapporter de l’or. Evidemment, en échange, ce vilain troll, veut la main de sa fille ! Le marchand vénal, accepte sans sourciller. Cet énorme navire va se construire et tenter de partir, mais la réalité va bientôt les rattraper, car si il faut trois semaines à un cavalier pour aller d’un bout à l’autre, si un mousse qui monte jeune au mat en redescend vieux, alors il est impossible pour ce monstre de sortir du détroit du Danemark (la mer baltique est fermée) et il reste bloqué là, ne pouvant manœuvrer ! La population commence à s’affoler, car tous les échanges par la mer sont interrompus, les fleuves qui s’y déversent provoquent des inondations. C’est finalement le roi du Danemark, qui ordonnera sa destruction, car son tabac à priser n’arrive plus jusqu’à lui ! Les rêves de gloire du marchand s’effondrent, et sa fille est libérée de la promesse de son père.

Refanut le navire fantastique. Zacharias Topélius. Illustré par Philippe Dumas. Chandeigne.


Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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Vendredi 6 avril 2007

Figures futur 2006 : Alice et Peter. Catalogue d'expo du salon du livre jeunesse de Montreuil, qui proposait à de jeunes illustrateurs de revisiter deux classiques : Alice aux pays des merveilles de L. Caroll, et Peter Pan de J.M Barrie. 

Un gros coup de coeur pour ce livre d'art et aussi pour cette toute nouvelle maison d'édition qui est née en septembre dernier : Courtes et Longues. Elle propose une ouverture sur le monde de l'image, avec différentes collections dont une sur l'histoire de l'art : "Toutes mes histoires de l'art", qui aborde des périodes et des mouvements très différents : par exemple : L'Art Nouveau, Nadar, les estampes japonaises...

Leurs points forts : des livres concus par des historiens et des plasticiens, une présentation simple des oeuvres, des grands formats qui laissent la part belle à des reproductions de qualité, une partie interactive, et un prix défiant toute concurence !

Par Olga - Publié dans : Coups de coeur
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Mardi 3 avril 2007

Il y a quelques temps j'avais signalé que j'avais réalisé un enretien avec Fred Bernard et François Roca pour le magazine Page, à l'occasion de la sortie d'Uma la petite Déesse. Pour ceux qui seraient intéressés, vous pouvez maintenant le consulter en ligne !

-Soit sur le site des incorruptibles  ( voir dans mes liens)

-Soit directement ici : http://www.lesincos.com/PDF/Actualite/BernardRoca.pdf

Par Olga - Publié dans : Pochette Surprise : des cadeaux, des liens...
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Mardi 3 avril 2007

Voici un thème délicat, mais incontournable : La mort. Dit comme ça, j’en vois déjà qui se carapatent ! Ok, c’est pas folichon, mais quand un jour un petit loupiot vous demandera les yeux tous ronds : « c’est quoi d’être mort ? » et bien mes petits cocos il faudra bien répondre autre chose que « c’est jouer de la harpe au paradis ! ». Alors voici un album totalement indispensable pour évoquer ce passage : Le canard, la mort et la tulipe. De Wolf Erlbruch. La mort est traitée de façon très simple, très directe, par un texte sans fioritures, mais qui pose les vraies questions.
Un jour, un canard rencontre la mort, d’abord effrayé (la mort est représentée comme une personne avec une tête de squelette), il ose ensuite lui parler, c’est alors qu’elle lui explique qu’elle n’est pas venue le chercher, mais qu’elle est là, pas très loin depuis toujours, depuis sa naissance.

Alors il s’habitue à sa présence et continu à vivre normalement, il lui propose même de l’accompagner à l’étang. Là-bas, la mort fait une drôle de tête, elle n’aime pas trop l’eau, elle a froid, alors le canard n’hésite pas à la réchauffer entre ses ailes, c’est la première fois qu’on lui propose quelque chose comme ça !
Le temps passe, ils sont toujours tous les deux, mais il va de moins en moins à l’étang, il est un peu plus seul. Puis un soir, c’est lui qui demande à la mort de le réchauffer, au matin, c’est terminé. On assiste alors une magnifique scène où la mort le prend dans ses bras, le porte jusqu’à un grand fleuve, dépose sur son corps la tulipe noire qu'elle tenait depuis le début et le laisse partir.
Cet album est extrêmement émouvant car il sonne juste, il n’est pas question de ce qu’il y a après, il parle juste de cette dimension qui fait que la mort fait partie de la vie et que comme la naissance elle est un passage.
Pour ceux qui connaissent Erlbruch, c’est un de ses plus beaux albums, les illustrations dépouillées sont absolument fantastiques, car elles portent en elles une force et une émotion que j’avais rarement rencontré jusqu’ici. Un futur classique vient de voir le jour.

Le canard, la mort et la tulipe. Wolf Erlbruch. La joie de Lire.


Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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