Ma bibliothèque rêvée

Publié le par Olga

Ma bibliothèque idéale va sans doute ressembler à la votre. En effet, dès que l’on s’intéresse un peu à ce qui se fait en littérature jeunesse, ne serait-ce qu’en empruntant des livres en bibliothèque pour ses enfants, on tombe sur des titres devenus des classiques, un socle commun, comme peut l’être pour la littérature adulte un roman de Dostoïevski ou de Flaubert.
La littérature destinée à la jeunesse existe depuis longtemps, mais ne ressemblait en rien à ce que nous connaissons aujourd’hui. Avant tout didactique, elle s’adressait aux enfants comme support d’enseignement et ce, dès l’Antiquité romaine. On a donc toujours cherché un média pour instruire l’enfant en s’adaptant le plus à l’idée que l’on se fait de l’enfance.
En France depuis quarante ans, la création pour la jeunesse a pris un virage significatif, aujourd’hui elle explose littéralement autant en terme d’originalité qu’en terme de quantité. Elle divertit, fait rêver, mais l’apprentissage demeure, évidemment pas en terme « scolaire », mais c’est bien un apprentissage de la vie que nos auteurs proposent : surmonter des épreuves, appréhender des émotions, éveiller le sens critique.

Il existe des titres qui ont traversé toutes ces années et que plusieurs générations se sont transmises comme des petits trésors qui ont révolutionné et accompagné l’imaginaire enfantin.

Je vais donc parler de quelque chose qui n’existe pas : La Bibliothèque idéale ! A la fois parce que chacun a le droit d’y mettre ce qu’il veut, ce qui nous fait une infinité de possibilités, mais aussi parce qu’en terme de bibliothèque un idéal serait déterminé par une exhaustivité quasi magique. Toutefois, si je ne peux la qualifier d’idéale, ma bibliothèque « rêvée » comporte tout de même quelques titres incontournables, dont celui dont je vais vous parler aujourd’hui.

Hulul d’Arnold Lobel. Lutin poche ou Album : Hulul et Cie regroupant tous les personnages de Lobel.


Hulul raconte une série de petites histoires dont le héros est un hibou. Qu’il s’agisse de parler à la lune, de courir très vite pour être à la fois au premier étage ou au rez-de-chaussée de sa maison – car comment être totalement chez soi et savoir ce qui s’y passe si on ne peut être partout !? Ou encore de faire du thé aux larmes en pleurant sur tout ce qui rend triste jusqu’à ce que la théière soit pleine pour pouvoir s’arrêter et redevenir heureux. Hulul est un personnage tendre auquel les enfants (même les grands !) peuvent s’identifier, ses questionnements, ses émotions, ses peurs en font un double rassurant et enveloppant. C’est un univers de douceur, d’humour, de poésie que nous offre Lobel, et nous serions bien fous de passer à côté, ce serait comme de ne pas aller chercher les œufs un jour de Pâques ou de refuser de se glisser sous une couette bien chaude un soir d’hiver. En quelque sorte ce serait ne pas profiter des petits riens qui font la vie plus belle encore que ce que l’on imagine !

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Elfe 01/03/2007 20:20

Hullul, c'est ma madeleine de Proust à moi!!! Et oui c'est des souvenirs de premières lectures quand j'étais gamine!! C'est un personnage que j'ai toujours gardé à l'esprit comme un bon souvenir, comme un bonbon!!!! Et puis, je suis tombé dessus l'autre jour, je n'ai pu m'empêcher de l'emprunter!!! Que de souvenirs!!!

loup 21/02/2007 11:11

Ah Hulul, mon livre de chevet, que je lis et relis encore aujourd'hui, à mon petit Viktor. Le thé aux larmes et la petite cuillière tombée derrière le meuble, un pur délice d'imagination.Amicalement,Loup

Olga 22/02/2007 17:23

Partager ces petits riens c'est vraiment délicieux !