Premières lectures

Publié le par Olga

Parmi les bouquins que l’on devait m’arracher des mains pour que je joue enfin avec les autres enfants, il y avait :
Pas de baisers pour maman, Ungerer. Mouche. Ecole des Loisirs. J’étais folle de cette histoire d’un petit chat au gros popotin et au très mauvais caractère, qui en plus d’être insupportable et de n’en faire qu’à sa tête, ne supportait pas d’embrasser sa maman ! J’ai en mémoire les images d’Ungerer, notamment une où le chaton mouline une souris, c’est étrange les réminiscences ! Pourquoi celle là plus qu’une autre, je crois que je la trouvais particulièrement gore.
Puis j’ai entamé une traversée de séries avec un passage obligé par la bibliothèque rose puis verte, j’avoue ma passion pour Jojo Lapin d’Enid Byton (j’ai passé l’année de mes 6 ans à les lire et les relire), toujours disponible et dont les couvertures actuelles sont abominables. J’ai senti le complot,  à mon avis ils ne veulent plus que ça se vende. Ils en ont ras les oreilles de Jojo et tente de le faire plonger avec ces couvertures dignes des pires cauchemars des enfants !
Après, il y eu Les enfants de Noé, Joubert. Médium. Ecole des loisirs. L’histoire d’une famille partie s’installer dans les hautes Alpes et qui se retrouve un hiver prise au piège de la neige qui recouvre la maison et les oblige à vivre en totale autarcie.
 J’adorais les histoires de famille qui partaient se planquer pour à tout prix échapper à la ville, dans la même verve, j’ai lu Un été aux arpents de Wildsmith, Castor poche. Où une famille, donc, quitte la ville pour habiter une ferme paumée dans la forêt canadienne, les trois enfants se lient d’amitié avec un amérindien et se rallient à sa cause. De grands espaces sur fond de lutte ethnique et sociale, mais sans doutes aujourd’hui avec le recul un peu trop mièvre et bien pensant.
Voilà quelques titres qui ont marqué mes premières années de lectrice, je ne compte pas tous ceux que mon grand-père me lisait jusqu’à mes quatre ans et qui faisaient parti de notre petit Panthéon ainsi que ces moments consacrés à aller à la librairie, à choisir puis à lire ensemble. « Qui lit petit lit toute la vie »… Dit le livre d’Arlette Calavia qui vient de sortir. Et même si le contraire s’applique car il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, il me semble bien qu’elle n’ait pas tort...
 
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sophie 23/02/2006 13:36

ha, "pas de baisers pour maman", j'en étais folle aussi, merci de me rappeler ce doux souvenir! Et tout comme toi, j'avais bien en tête aussi le coup de la souris moulinée, c'est vraiment marrant, ce souvenir oublié qui resurgit tout frais tout neuf! merci olga de faire travailler ma mémoire et de me rappeler ces lectures d'enfance, ça me donne envie d'en faire un post, allez , j'y vais!