CADEAUX !

 La Pâte à son !

 

Dimanche 16 septembre 2007

La Déclaration inaugure la nouvelle collection destinée aux jeunes adultes chez Naïve : Naïveland. Avec ce roman traduit de l’anglais, Gemma Malley s’ancre dans la lignée de Pullman, ou de Jonathan Stroud, avec une touche d’Orw ell ou de Zamiatine. Cette aventure qui se déroule dans le futur est nourrie par toutes les craintes liées aux manipulations génétiques, à la course à la jeunesse éternelle. Rester jeune, rester beau, rester vivant ! Voilà où nous en sommes quand l’histoire commence. Une société qui a enfin réussi à gagner l’immortalité et la jeunesse, mais si les corps ne se fanent pas, les esprits néanmoins s’endorment.
Afin d’éviter la surpopulation, les naissances sont donc interdites. Les ressources sont rationnées, il règne un équilibre serein qui cache un pouvoir dictatorial : « dormez nous nous occupons de tout ».
Malgré tout, une poignée de hors la loi, refusant cette immortalité, désobéissent et continuent de procréer. Leurs enfants deviennent alors des surplus. L’héroïne, Anna, 15 ans, appartient à cette catégorie. Attrapée toute petite, elle vit dans l’univers violent et oppressant de Grange Hall, sorte d’usine à endoctriner faisant office d’orphelinat. Son avenir paraît tout tracé, elle doit racheter la faute de ses parents qui l’ont faite venir au monde en devenant une parfaite surplus, future esclave pour les légaux. Mais l’arrivée d’un nouveau surplus Peter, va bouleverser ses convictions, son endoctrinement, et va l’entraîner à la recherche de la vérité pour enfin comprendre d’où elle vient.

Une aventure palpitante, un roman d’anticipation qui fait froid dans le dos, que l’on n’arrive pas à lâcher avant de l’avoir terminé ! Gemma Malley, nous offre une vision dure et crue des dérives possibles de nos sociétés occidentales, et fait émerger des questionnements autour de la vie, la mort, la justice et les différences. On lui reprochera peut-être un manichéisme un peu caricatural, mais certains personnages secondaires plus troubles apportent une épaisseur au récit.
De l’Angleterre on connaissait ses groupes d’ados qui depuis les Beatles réinventent la musique sans en avoir l’air, on admirait leur famille royale, icônes publiques pouvant soulever les foules par amour ou par haine, on savourait avec un petit air narquois leur cuisine hétéroclite, aujourd’hui on peut dire sans complexes qu’en matière de romans pour la jeunesse décidemment l’Angleterre sait aussi faire naître des écrivains et qu’il ne nous reste qu’à dévorer ces histoires sans attendre !

La Déclaration, Gemma Malley. Naïveland. a partir de 13 ans.



Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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Samedi 8 septembre 2007

Comme une trainée de poudre, le bruit commence à se répandre en librairie et chez tous les fans de ce personnage insolite et attachant... Le mois prochain (octobre 2007) Moomin revient ! Grâce aux éditions du Lezard Noir, spécialiste de la BD japonaise (là-bas Moomin est un demi-dieu!), nous allons pouvoir lire pour la première fois en traduction française dans la collection Petit Lezard, la BD originelle de Tove Jansson (son frère reprendra les histoires dans les années 60). Ce sont les premières véritables histoires qui lui furent commandées en 1954 par le London Evening News.

Comme vous je trépigne d'impatience, car j'ai eu la chance de pouvoir lire "Moomin sur la Riviera", une histoire complètement Tove Janssonienne, avec une vision de la vie et de la famille, empreinte de tolérance, exempte de tout jugement de valeur, chacun doit juste trouver son chemin, celui dans lequel, il se sent lui -même.

Pour patienter un peu , voici quelques visuels, et le lien avec le blog du Lézard, où d'ailleurs on peut découvrir un café Moomin, au Japon où l'on vous sert des chocolats à l'image des Hatifnates ! http://lezardnoir.blogspot.com/

Par Olga - Publié dans : Le Filet à provisions : infos fraîches !
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Dimanche 1 juillet 2007

Ah qu'il est bon de s'y remettre ! Se replonger dans des albums, des romans et à nouveau en parler. Je retrouve mes marques et allez c'est parti !

Ma mauvaise Humeur, n'est pas mon ressenti du moment, mais bel et bien un album paru l'an dernier au Rouergue. Un petit garçon se réveille et sa mauvaise humeur est déjà là, ouvrant les yeux en même temps que lui, elle a l'apparence d'un grand singe . Elle le suit partout et surtout n' a envie de rien, ni de se lever, ni de déjeuner, et encore moins de se laver et d'aller à l'école. La journée va être difficile, la mauvaise humeur parait tenace et le suit sur le chemin de l'école, accrochée à son cartable : Ce grand singe parait tellement envahissant et tellement lourd pour un si petit bonhomme ! Mais dès qu'il aperçoit Mélanie et son bonnet rouge leur faisant signe, il a enfin la force de s'en débarrasser, la mauvaise humeur s'éclipse et le coeur s'allège !

 

Un album qui montre que les petits aussi ont leurs moments de blues et qui dédramatise la situation, en rendant l'enfant acteur de ses émotions.

Ma mauvaise humeur. Catherine Leblanc. Orit Bergman. Rouergue. à partir de 3 ans.

Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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Jeudi 3 mai 2007

Ouverture ce soir (donc vernissage) d'une superbe Boutique Atelier à Montrouge, où de nombreux artistes laissent virvolter leur imagination autour de la SARDINE ! Pour plus d'info filez sur des liens :

 

-Mise en boîte le blog de la sardine : http://bababee.canalblog.com/

- Un avant goût chez TELLE : http://illustrations.canalblog.com/archives/2007/04/05/4542996.html

Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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Mercredi 11 avril 2007

Ce conte finlandais nous immerge dans l’imaginaire nordique : troll, paysage enneigés, la mer, et un humour un peu absurde. Son auteur est peu connu en France, alors qu’il est l’équivalent d’un Andersen, tous les petits finlandais sont depuis longtemps bercés par ses œuvres. A noter, que c’est la seule publication disponible en France en ce moment !

Un marchand veut, pour montrer l’étendu de sa richesse, couvrir une montagne d’or. Pour cela, il demande l’aide d’un troll, qui lui propose de construire le plus gigantesque navire jamais vu et de partir à l’autre bout de la terre pour rapporter de l’or. Evidemment, en échange, ce vilain troll, veut la main de sa fille ! Le marchand vénal, accepte sans sourciller. Cet énorme navire va se construire et tenter de partir, mais la réalité va bientôt les rattraper, car si il faut trois semaines à un cavalier pour aller d’un bout à l’autre, si un mousse qui monte jeune au mat en redescend vieux, alors il est impossible pour ce monstre de sortir du détroit du Danemark (la mer baltique est fermée) et il reste bloqué là, ne pouvant manœuvrer ! La population commence à s’affoler, car tous les échanges par la mer sont interrompus, les fleuves qui s’y déversent provoquent des inondations. C’est finalement le roi du Danemark, qui ordonnera sa destruction, car son tabac à priser n’arrive plus jusqu’à lui ! Les rêves de gloire du marchand s’effondrent, et sa fille est libérée de la promesse de son père.

Refanut le navire fantastique. Zacharias Topélius. Illustré par Philippe Dumas. Chandeigne.


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Vendredi 6 avril 2007

Figures futur 2006 : Alice et Peter. Catalogue d'expo du salon du livre jeunesse de Montreuil, qui proposait à de jeunes illustrateurs de revisiter deux classiques : Alice aux pays des merveilles de L. Caroll, et Peter Pan de J.M Barrie. 

Un gros coup de coeur pour ce livre d'art et aussi pour cette toute nouvelle maison d'édition qui est née en septembre dernier : Courtes et Longues. Elle propose une ouverture sur le monde de l'image, avec différentes collections dont une sur l'histoire de l'art : "Toutes mes histoires de l'art", qui aborde des périodes et des mouvements très différents : par exemple : L'Art Nouveau, Nadar, les estampes japonaises...

Leurs points forts : des livres concus par des historiens et des plasticiens, une présentation simple des oeuvres, des grands formats qui laissent la part belle à des reproductions de qualité, une partie interactive, et un prix défiant toute concurence !

Par Olga - Publié dans : Coups de coeur
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Mardi 3 avril 2007

Il y a quelques temps j'avais signalé que j'avais réalisé un enretien avec Fred Bernard et François Roca pour le magazine Page, à l'occasion de la sortie d'Uma la petite Déesse. Pour ceux qui seraient intéressés, vous pouvez maintenant le consulter en ligne !

-Soit sur le site des incorruptibles  ( voir dans mes liens)

-Soit directement ici : http://www.lesincos.com/PDF/Actualite/BernardRoca.pdf

Par Olga - Publié dans : Pochette Surprise : des cadeaux, des liens...
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Mardi 3 avril 2007

Voici un thème délicat, mais incontournable : La mort. Dit comme ça, j’en vois déjà qui se carapatent ! Ok, c’est pas folichon, mais quand un jour un petit loupiot vous demandera les yeux tous ronds : « c’est quoi d’être mort ? » et bien mes petits cocos il faudra bien répondre autre chose que « c’est jouer de la harpe au paradis ! ». Alors voici un album totalement indispensable pour évoquer ce passage : Le canard, la mort et la tulipe. De Wolf Erlbruch. La mort est traitée de façon très simple, très directe, par un texte sans fioritures, mais qui pose les vraies questions.
Un jour, un canard rencontre la mort, d’abord effrayé (la mort est représentée comme une personne avec une tête de squelette), il ose ensuite lui parler, c’est alors qu’elle lui explique qu’elle n’est pas venue le chercher, mais qu’elle est là, pas très loin depuis toujours, depuis sa naissance.

Alors il s’habitue à sa présence et continu à vivre normalement, il lui propose même de l’accompagner à l’étang. Là-bas, la mort fait une drôle de tête, elle n’aime pas trop l’eau, elle a froid, alors le canard n’hésite pas à la réchauffer entre ses ailes, c’est la première fois qu’on lui propose quelque chose comme ça !
Le temps passe, ils sont toujours tous les deux, mais il va de moins en moins à l’étang, il est un peu plus seul. Puis un soir, c’est lui qui demande à la mort de le réchauffer, au matin, c’est terminé. On assiste alors une magnifique scène où la mort le prend dans ses bras, le porte jusqu’à un grand fleuve, dépose sur son corps la tulipe noire qu'elle tenait depuis le début et le laisse partir.
Cet album est extrêmement émouvant car il sonne juste, il n’est pas question de ce qu’il y a après, il parle juste de cette dimension qui fait que la mort fait partie de la vie et que comme la naissance elle est un passage.
Pour ceux qui connaissent Erlbruch, c’est un de ses plus beaux albums, les illustrations dépouillées sont absolument fantastiques, car elles portent en elles une force et une émotion que j’avais rarement rencontré jusqu’ici. Un futur classique vient de voir le jour.

Le canard, la mort et la tulipe. Wolf Erlbruch. La joie de Lire.


Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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Samedi 31 mars 2007

Les prix ont été atribués lors du salon du livre par des libraires et bibliothécaires spécialisés en jeunesse. And the winnerS are :

Dans la série Tout-petits : Mon Pull. Audrey Poussier. Ecole des Loisirs.

Série Album : La caresse du papillon. Christian Voltz. Le Rouergue.

Série 1ère lecture : Grignotin et mentalo. Delphine Bournay. Ecole des Loisirs.

Roman 9/12 ans : Tobie Lolness. Thimothée de Fombelle. Illustration François Place. Gallimard.

Dans la série roman ados : Je mourrai pas gibier, Guillaume Guéraud – Le Rouergue

Dans la série documentaire : Enfants d’ici, parents d’ailleurs – Histoire et mémoire de l’exode rural et de l’immigration, Carole Saturno – Gallimard

Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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Jeudi 29 mars 2007

Sandra Poirot Chérif n'en est pas tout à fait à son premier livre, elle avait déjà sortit chez Albin Michel Dédé le dindon au pays de l’alphabet. Elle nous offre aujourd'hui chez Didier jeunesse, un album incroyablement juste et touchant qui a pour thème la séparation entre un enfant et son père.

Le papa de Raymond quitte la maison sans donner d’explications. Le petit garçon va devoir faire face à cette absence, continuer à vivre normalement avec ce vide et toutes ses questions. La maman est là et tente d’apaiser ses angoisses. Raymond va petit à petit se soulager du poids de la culpabilité de ce départ et reprendre confiance en l’amour de son père.
Dans ce texte centré sur l’enfant, l’importance de l’illustration est évidente, ces petits personnages à tête de singe, griffonnés, font échos à des phrases égrainées qui retracent sous forme de carnet intime les pensées et les émotions de Raymond.
L’auteur traite cette douloureuse séparation avec beaucoup de finesse et une grande intelligence. Un album essentiel.

Papa Z. Sandra Poirot-Cherif. Didier Jeunesse. dès 5 ans.

P'tits plus : son site http://www.sandrapoirotte.com/

celui de Didier Jeunesse http://www.didierjeunesse.com/index.jsp

Par Olga - Publié dans : Dernièrement dans mon sac : cueillette de nouveaut
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